Ils ont grandi dans un environnement très dissemblable de celui de leurs parents. Dès la naissance (ou même avant, selon certains spécialistes), le cerveau tire de l’information et des apprentissages de son environnement.

Il y a quelques décennies, le milieu familial était relativement simple et tranquille. Téléviseurs, films, sorties éducatives étaient rares à l’époque. Pour ces enfants qui avaient peu de distraction, l’école représentait un lieu d’apprentissage très stimulant.

Aujourd’hui, les enfants sont habitués aux changements rapides et ils répondent assez facilement aux différents stimuli du monde qui les entoure. En s’ajustant à ce type d’environnement, le cerveau humain finit par rechercher tout ce qui est unique et différent : la nouveauté.
Cet attrait pour la nouveauté n’est pas le fruit de quelques modifications dans les structures physiques du cerveau, mais plutôt le résultat de liens et de réseaux neuronaux qui se développent en réponse à la multiplicité des stimulations de la vie moderne.


Le saviez-vous ?

La néopathie : C’est un comportement obsessionnel consistant à être attiré de façon constante et répétitive par tout ce qui est nouveau. Le néopathe éprouve une attirance irrésistible pour les nouveautés, plus particulièrement dans les domaines des produits de consommation à forte valeur technologique. Lucas Fournier (C’est nouveau, ça vient de sortir, Ed. du Seuil, 1987) parle d’une véritable douleur physique et psychologique face à la nouveauté (sentiment d’être toujours déphasé, en retard). Ce comportement néopathe est amplifié par notre société de consommation.