Certains signes peuvent offrir des associations claires entre leur forme et leur signification (iconicité). Ils peuvent dans ce cas être facilement utilisés par ceux qui ont une expérience permettant de les percevoir. Par ailleurs, le fait de signer pourrait faciliter le développement de la parole en offrant un schéma moteur à celle-ci.

La langue des signes… avec des enfants autistes !

La langue des signes utilise le canal visuel-gestuel. Beaucoup d’enfants autistes sont connus pour être « phonophobes ». L’idée d’utiliser une langue ne présentant pas une substance sonore mais visuelle s’impose donc naturellement. Les signes gestuels présentent en effet une image des choses de la réalité. Cette iconicité référentielle est directement liée aux schémas cognitifs profonds issus de la perception visuelle. Par exemple, un papillon est désigné gestuellement par le contour de ses ailes et leur mouvement. De plus ; la langue des signes utilise beaucoup d’indices mimiques fortement accentués, amplifiés et élargis, rendant ainsi le décodage plus aisé pour les enfants autistes. De nombreuses expériences d’utilisation de la langue des signes, soit sous une forme directe, soit sous une forme dérivée et associée avec des pictogrammes (ex : Makaton) ont été réalisées avec des résultats généralement positifs. Tous les aspects originaux de la langue des signes en font donc un vecteur remarquable de travail avec les enfants autistes.

La gestuelle de Borel Maisonny

Un autre exemple de l’utilisation de geste dans l’apprentissage est la méthode de lecture créée par Mme Borel Maisonny. A l’origine, cette méthode est un ensemble de gestes ayant pour but de faciliter l’entrée dans le langage. D’abord utilisée auprès des enfants sourds, cette méthode est également reprise par des enseignants ordinaires qui sont en contact avec de jeunes enfants connaissant des difficultés d’expression. La méthode Borel-Maisonny utilise le canal visuel. Il s’agit de gestes symboliques utilisés au cours de l’apprentissage de la lecture. Il y a un geste par son et non par graphie. Ainsi, il y a un geste pour le son O . Le même geste vaut pour les différentes graphies au, eau, os, ot, aut, aud, aux, ault, eaux. Ces gestes permettent de fixer rapidement la mémoire des formes graphiques et l’abstraction qui doit en être faite relativement au son. Ils ne peuvent par conséquent être dissociés de l’apprentissage de la lecture.

Source : Utilisation thérapeutique de la langue des signes avec des enfants autistes non sourds.

En savoir plus sur : http://perso.orange.fr/virole/DA/Autism.pdf


Focus Produits

Méthode Borel Maisonny complète !

Bien lire et aimer lire
Bien lire et aimer lire est « l’une des seules méthodes d’apprentissage de la lecture, phonétique et gestuelle, qui lorsqu’elle est menée jusqu’au bout rend l’enfant capable de lire couramment et d’aimer lire». Ouvrage de référence sûr et précieux qui garantit la réussite de l’apprentissage de la lecture : pour les enfants des CP et CE qui apprennent à lire, pour tous ceux qui éprouvent des difficultés à lire, et qui souffrent de dyslexie. Méthode illustrée destinée aux enseignants et à leurs élèves, aux parents, ainsi qu’aux orthophonistes et aux rééducateurs. Dim. 15 x 23 cm.


Bien lire et aimer lire - 1
(291 pages) CP et CE





Bien lire et aimer lire - 2
(112 pages) fin CP et CE





Bien lire et aimer lire - 3
(158 pages) CP et CE cahier d’exercices de lecture syllabique