Protégeons-les du froid
le 9 janvier 2009 - Vivre futé avec un enfant handicapé
Nous avons tous de petits gestes mille fois répétés pour lutter contre le froid. Nous sautons sur place, tapons dans nos mains pour faire affluer le sang chaud vers nos extrémités. Nous frottons nos bras, soufflons dans nos mains… Mais si tous ces gestes nous étaient impossibles ? Les enfants handicapés moteurs se retrouvent en situation de vulnérabilité lorsqu’ils se trouvent confrontés aux frimas de l’hiver. Voici quelques stratégies anti-froid pour préparer dès maintenant votre guerre anti-froid….
Prêts pour les sports d'hiver
Gerçures, gelures et engelures...
Quand les premiers froids apparaissent, la peau perd ses repères. Cela peut aller d’une simple gerçure des lèvres à des atteintes plus sérieuses en cas de grand froid : les engelures. Les engelures entraînent une perte de sensibilité et de couleur de la zone affectée. Elles atteignent le plus souvent les extrémités : le nez, les oreilles, les joues, le menton, les doigts ou les orteils. Elles peuvent apparaître rapidement surtout si la partie du corps atteinte est mouillée ou soumise à un vent important.L’hypothermie
Si la température corporelle s’abaisse en dessous de 35°C, les fonctions vitales ne sont plus efficaces. L’hypothermie est très dangereuse parce que ses symptômes apparaissent de façon si progressive que les victimes et leur entourage ne les remarquent souvent que lorsqu’il est trop tard : chair de poule, frissons, engourdissement des extrémités. Chez les enfants, ces symptômes se traduisent par une rougeur, une peau froide et une apathie. Lorsqu’il existe une insensibilité ou perte de sensibilité partielle ou totale des membres inférieurs et/ou supérieurs, le risque que ces symptômes passant inaperçu est d’autant plus grand que ces personnes ne peuvent se réchauffer en faisant des mouvements pour stimuler leur circulation sanguine. De plus, en cas de handicap mental, un jugement altéré peut conduire une personne à sous-estimer le risque du froid et à être particulièrement démunie en hiver.Les enfants handicapés : une population vulnérable face au froid
Selon une étude scientifique menée par le GERTP, la thermorégulation d’une personne tétraplégique serait très altérée puisque aucune vasoconstriction n’est possible et surtout aucune contraction musculaire ou de frissons en dessous de la zone lésionnelle. En outre en cas de handicap mental, un jugement altéré peut conduire une personne à sous-estimer le risque du froid et à être particulièrement démunie en hiver.5 stratégies pour protéger vos enfants cet hiver
1. Protéger leur tête et leur cou
Protéger la tête des enfants avec un bonnet ou une cagoule est un geste essentiel ! En effet, un crâne non protégé peut laisser s’échapper jusqu’à 30% de notre chaleur corporelle. Il faut également garder au chaud les oreilles car elles sont sensibles en engelures.
l'écharpe anti-froid
le bonnet polaire multifonction2. Réchauffez leurs extrémités
Nos mains, nos pieds étant dépourvus de graisse, le flot de sang est la seule chose qui les tient au chaud. Par temps froids, nos extrémités seront donc les premières touchées ! Une personne valide peut faire de grands mouvements de bras ou entamer une petite danse sur place pour envoyer du sang chaud vers les mains et les pieds. Mais une personne ayant un handicap moteur aura beaucoup plus de difficulté à activer la circulation sanguine vers ces zones-là. D’où l’importance de porter des vêtements appropriés…
le protège-jambes
les moufles
doublées polaire
les chaussons
chauffants3. Gare au facteur vent !
Sachez qu’un vent de 15 km/h à une température de -10°C suffit à faire chuter le mercure à -20°C ! Prévoyez donc un vêtement coupe-vent à maillage fin.4. Attention à l’humidité !
L’eau est un bon conducteur thermique. Si les vêtements sont mouillés – par transpiration, par la pluie, par une immersion – l’eau va remplacer l’air entre les fils du vêtement et il y aura une déperdition de la chaleur corporelle.5. Trois couches de vêtement pour une isolation thermique optimale
L’air emprisonné entre les couches agira aussi comme isolant, réduisant ainsi la perte de chaleur corporelle, à condition bien sûr de ne pas les porter trop serrées les unes sur les autres.
- Une couche près du corps qui permet d’évacuer la transpiration afin qu’elle ne reste pas en contact avec le corps.

les bodys
sans-manches
les bodys
les chemisettes
bodys
- Une couche extérieure à maillage fin coupe-vent et s’il y a risque d’intempérie un vêtement imperméable.

la cape imperméable
- Entre les deux, une couche « épaisse », qui maintient une couche d’air immobile en le piégeant près du corps.
![]() l'anorak grand froid |



