Mode et handicap
le 19 novembre 2009 - Vivre futé avec un enfant handicapé
L’extérieur, ça compte ! Nous aimons tous donner la meilleure image possible de nous-mêmes. Chercher à être bien dans ses vêtements contribue à être «bien dans sa peau»… Le vêtement est un accessoire essentiel dans nos rapports aux autres et à nous-mêmes.
... quand l'habit se fait ami !
Le Fashion utile
Le vêtement est une enveloppe corporelle susceptible d’être personnalisée pour rehausser l’estime de soi et affirmer son appartenance à un réseau social. Un enfant handicapé sera doublement stigmatisé par ses pairs s’il porte des vêtements ne le mettant pas à son avantage. De même, pour les personnes handicapées suite à un accident, refuser le « jogging qui pendouille » est un acte de reconquête de l’image de soi. On peut être handicapé et vouloir paraître au mieux en sachant qu’un vêtement bien coupé peut permettre de dissimuler et d’équilibrer une silhouette. L’important est de se sentir à l’aise dans le vêtement, s’y sentir bien, tout simplement…
Tous différents !
Le monde du textile est devenu dur avec la mondialisation. Nous sommes dans l’ère du « tous pareils » avec une mode uniformisée. Mais des initiatives apparaissent et remettent les spécificités de la personne handicapée au cœur de la problématique de l’habillement. Ces vêtements s’adaptent aux spécificités physiques de la personne handicapée.
Un nouveau concept : le vêtement ergonomique
S’habiller au quotidien malgré des incapacités physiques peut s’avérer très contraignant. Des gestes limités, parfois incontrôlés ou mal coordonnés, la position assise dans le fauteuil roulant, l’éventuelle question de l’incontinence ou de la coque sont autant de paramètres à prendre en compte lors du choix des vêtements. Deux besoins fondamentaux particulièrement importants pour le développement et l’épanouissement de la personne handicapée sont exprimés dans le choix vestimentaire: la liberté et l’autonomie. Le vêtement ne doit pas être une épreuve rendant les tâches quotidiennes encore plus lourdes. Il doit au contraire faire preuve d’efficacité et d’ergonomie pour se plier aux exigences de la position sur fauteuil… Une nouvelle sorte de vêtement est née : l’habit malin, rivalisant d’astuces mais restant toujours discret sur son ingéniosité… Ainsi, l’ouverture par le dos des anoraks Racketys avec des bandes velcro passe totalement inaperçue mais rend bien des services aux parents des enfants en fauteuil roulant…
Pour en savoir plus, lisez l'article "Je m'habille donc je suis" sur yanous.com.
Le regard des autres
Que l’on soit soi-même une personne handicapée ou parent d’un enfant handicapé, il est toujours difficile de supporter le regard que les “autres” portent sur le handicap. Voici un tee-shirts volontairement adorables et plein d’humour où pourront se poser tous les regards, trop insistants, trop appuyés, ces regards qui font mal, souvent involontairement par ailleurs… Hop’Toys a choisi pour ses tee-shirts le parti pris de l’humour et de la fantaisie…
A l'aise dans mon body: le témoignage de la maman de Samuel
« Samuel, mon fils de bientôt cinq ans est porteur d’une Sclérose Tubéreuse de Bourneville. En plus de ses gros problèmes neurologiques, il souffre d’une hyperactivité et des « TED » (troubles envahissants du développement).»
Une nuit douillette
Comme il bouge beaucoup, et même s’il aime beaucoup s’enfouir dans des matières douces (comme une couette), il se découvre facilement la nuit et ne peut dire s’il a froid… Et il ne doit surtout pas attraper froid car il a, avec la fièvre, des convulsions qui se terminent très mal… Le body enfin adapté à sa taille m’a donc enlevé un énorme soucis et me laisse du temps pour dormir : je ne vérifie pas à chaque instant s’il a froid… Mon fils apprécie beaucoup les manches larges et a ainsi pu ébaucher plus facilement les gestes qui accompagnent l’habillement et qui semblent maintenant un acquis définitif. Toute la famille rigole avec lui quand il met son « marcel », surtout le blanc, avec le petit ventre de bébé qu’il a encore …

Maman plus tranquille
Autre avantage, Samuel a eu une période de déshabillage systématique où il enlevait tout, surtout sa couche, et avant que j’ai le temps de m’en apercevoir. Malgré une surveillance de presque tous les instants, on le retrouvait dans un sale état dans son lit. Nous avons essayé de l’initier au pot, avec un certain succès. Et une fois en pyjama pour la nuit, le body « parle » pour nous et l’incite à nous demander d’une autre façon qu’en se débrouillant tout seul (il tire dessus).
Source de progrès
Au final, on utilise les bodys pour la nuit et surtout l’hiver. Ils ont même été une source de progrès pour Samuel. La matière, douce et enveloppante, est très agréable ; les manches bien larges sont un avantage. Au vu de mon expérience, je les conseille aussi à des enfants ayant des problèmes d’hyperactivité et autistes. Le fait qu’il n’y ait pas d’élastique à la taille, que le vêtement soit d’un pan, très doux (après avoir coupé l’étiquette), aide peut-être ces enfants à mieux appréhender leur corps C’est une question que je me pose en voyant Samuel… »
Vous pouvez aussi coordonner les bodys avec des bavoirs "fashion", beaux et pratiques à la fois !






